blog d'Aurélien

07 juillet 2016

TRANSPYRENEA J-12

bonjour, 

quelques petits mots avant la grande aventure de la transpyrénéa; 400h; 896km avec un dénivelé positif de 56000m!!!!! 

Le GR10 de Banyls à Hendaye!! 305 concurents, 42 pays... seulement 60 maxi à l'arrivée!

Le stress monte, l'envie aussi; mais que dire de la peur... peur d'échouer, de décevoir, de la solitude, ou encore plus beau, peur d'y arriver:!!! 

voici mon estimatif, autant dire que ça n'est pas réel, je n'arrive déjà pas à prévoir mes temps sur un ultra, alors là.... 

mon sac est prêt; avec mes 6000 Kcal par tronçon, mon sac de couchage, mon sarcophage pour dormir...résultat 9.7kg sur la balance! c'est cool.

maintenant quelques liens pour suivre l'aventure... car malheureusement je ne pourrais actualiser en direct :

http://www.transpyrenea.fr/live/ 

dossard N° 68

MERCI à mes partenaires (Communauté de Communes VIC MONTANER; SALOMON, MERCIER BERRY, SPORT 2000 Châteauroux, VIC TECHNIC)

MERCI à tous pour le soutien et encouragement;...

voili voilou!!! à bientôt

previsions

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12 mai 2016

Ultra Trail Barcelone 30 avril 2016 - 105km D+4800m

 

barcelone aurelien

barcelone profil

 

Bon et bien voilà, l’histoire est lancée, la Transpyrénéa arrive à grand pas…. Peut être trop grand pour moi ; mais charge à moi de faire le nécessaire pour que cette marche soit la plus petite possible.

Je commence donc l’enchainement mortel, Ultra Trail de Barcelone, Euskal Trail, Lozère Trail, rando en solo en partant de l’Ariège direction Tarbes par le GR10 et pour finir par l’Ultra Trail du Puy Marie.

En ce jeudi soir, direction Barcelone avec Damien ; qui lui va courir son 1er ultra ; la pression monte, lentement mais surement, enfin sur ces épaules, car moi j’y vais en touriste pour faire une sortie longue.

Nous campons à l’arrache dans le camion en court de route, et nous reprenons la route direction Begues (au sud de Barcelone). Les paysages sont justes fabuleux, c’est pas de très grandes montagnes ; mais ça risque de cogner ! On file au retrait des dossards, et là, je ne sais pas si c’est les espagnols mais alors pas un fléchage, pas de panneaux, rien… on trouve grâce à Damien et son espagnol l’endroit du retrait, mais ça ne sera qu’à 14h… et bien pas grave, ça sera saucisson, bière, gâteau, le plaisir quoi !

Retour à 14h au retrait des dossards ; une fois le précieux sésame récupéré, Damien inspecte pleinement le parcours, les possibilités de ravitaillements.

Ensuite, s’en suit une sieste monumentale, affalé dans le camion, sous ce joli soleil, et dire que demain, c’est flotte toute la journée... après 2h de sieste, nous cherchons des provisions, les douches en attendant Eric et sa tribu.

Les voilà arrivés, nous préparons en express nos sacs pendant  que les autres préparent l’apéro et le repas… et ça commence pour moi, pas de semelles pour les chaussures, va falloir improviser. Après une soirée sans trop de régime alimentaire encore, il faut allez maintenant au dodo ; demain, il y a course !

Le réveil retenti à 6h, on saute dans les habits non sans constater qu’il pleut depuis un long moment... .et merde ! purée, venir en Espagne pour avoir de la flotte.

Un avantage, pas besoin de ranger la veste, ni les gants d’ailleurs pour moi, le grand frileux de la course. Un petit déjeuné rapide et c’est parti, on est en retard et se présente au contrôle des sacs à 6h57… avec le commissaire qui parle en criant et bizarrement je sais ce qu’il dit : magnez vous  départ dans 2 minutes. Petite photo avec Damien, je m’incruste devant tant que possible, le décompte arrive et Pan, la meute est lâchée. On n’est pas en Espagne pour rien, on dirait qu’ils ont les taureaux aux fesses tellement ça part vite. Perso, c’est pas le top, j’espère juste que les séances de la semaine ne vont pas m’être préjudiciable.  

Après une virée sous quelques applaudissements dans les rues de Begues, direction un chemin en terre qui va monter pendant un long moment ; les extérieurs de mes mollets sifflent, les jambes ne répondent pas trop, enfin on verra par la suite. Je me fais doubler dans tous les sens, pas grave ; pas d’affolement, on continu.  Alors qu’il était convenu de ma part ne pas faire appel à Eric, je me dois de sortir le téléphone pour quémander de nouvelles chaussures, celles-ci, les mêmes qu’à Gruissan me font inévitablement des ampoules. Le texto envoyé, la pluie est toujours présente, elle redouble même. Je m’accroche au moment de me faire déposer par une féminine, le chemin est toujours le même, une route carrossable en cailloux qui permet de déjà voir que les 20 premiers sont loin.

J’essaye de penser à autre chose, sinon la journée va être longue ; nous attaquons maintenant une descente tout aussi roulante, je reprends la féminine. Petit à petit, la douleur aux mollets disparait, bon certes pas encore l’apparition des ampoules mais ça devrait aller mieux au changement de pneus ! ^^

Nous arrivons dans une portion vallonnée, avec des pierres dans tous les sens, des arbustes bas chargés d’épines, une terre rouge amoureuse à mes chaussures, très compliqué de doubler, il va falloir se battre, jouer des coudes. Nous arrivons au sommet coiffé d’une croix, enchainé avec une descente de la même composition que la montée. J’ai distancé dans cette partie technique un petit groupe de coureurs, avant d’arriver dans une forêt suivi d’une longue descente, qui va nous mener vers le 1er ravitaillement, 16ème kilomètres.  J’arrive, tranquille, les bénévoles me demandent ce que je souhaite, mais bon en espagnol… je leur réponds, un Ricard, elles me regardent disons bizarrement, alors je demande une téquila, là je vois le sourire sur leurs visages. Bon assez perdu de temps, un quartier d’orange, un verre de coca et c’est reparti ; entre temps un groupe de supporter français m’encourage tout content de voir un patriote.  Je repars tranquille sur ce sentier de forêt, très vite je rattrape un groupe de 3 espagnols avec qui je vais rester une quinzaine de kilomètres. Le parcours dans les pinèdes est sympa, ça monte un peu mais rien de dramatique, 75m de montée et 300 de descente ; c’est très roulant. Très vite on arrive sur une portion de bitume qui nous amène jusqu’au ravito du 24 ème. Je me calque sur leur allure, pas très rapide mais à vrai dire ce n’est que le début de course.  Nous en profitons pour échanger quelques mots en anglais, ce qui tourne relativement court… lol On arrive au 22ème, le groupe de français est déjà là à attendre leur concurrent ; nous échangeons quelques peu pendant que je range la veste dans le sac ; il ne pleut plus, pour le moment. J’en profite également pour regarder mon téléphone qui a sonné : on me dit que je suis 20ème  au pointage, purée ; cool !

Les 3 compères prennent leur temps, j’enquille un coca, une rondelle de banane et me voilà reparti avant eux. Une portion en bitume nous accompagne quelque temps avant de passer sur un sentier en gravillon qui serpente au fond de la vallée. On se croirait dans le sud Est de la France, des oliviers partout, c’est sublime ! Après 2-3 kilomètres comme celui là, j’arrive dans un goulet de rivière partiellement sèche ; partie ultra technique, glissante, et parsemé d’arbres ; il faut être très vigilant. Je reprends un coureur qui à l’air en grosse difficulté sur ce type de terrain. Je m’éclate, je saute comme un cabri de pierre en pierre évitant ces arbres. Les jambes sont revenues, les  ampoules ne sont pas encore un lointain souvenir, mais j’avance en attendant Eric. Le sentier déboule sur une vue ahurissante, nous passons au milieu de 2 carrières monumentales, des trous béants sont de part et d’autre d’un tout petit chemin ; il est comme suspendu 300 m au dessus du fond des carrières. ; Avec en fond la mer, dommage, il manque le beau temps. Les 200m de montée avalées sans trop de problèmes laisse place à 500m de descente ; parfois technique, parfois roulante. La première partie est sur la route, pendant au moins 3 kilomètres, on peut envoyer du bois. Lol Une fois cette portion finie, je reprends le GR au travers des sapinettes ; d’un coup le sentier arrive en surplomb de la mer, le ravito est en bas, j’aperçois un concurrent loin devant, j’accélère, je me reposerai au ravito. Un drone tourne au dessus de ma tête, il me suit dans ma descente infernale. Je saute comme un cabri, en faisant 2 – 3 coucous à la caméra ; très vite, je reprends le concurrent que je dépose littéralement alors que la descente s’achève. Nous rentrons en ville, direction la plage, passage dans un tunnel, puis je vois la mer au fond, et une tente : le ravito. J’arrive sous les acclamations des spectateurs venus en nombre à cet endroit. On me badge, je pose mon sac ; toujours le même rituel, coca, banane, eau pétillante, lecture et réponse aux textos. 14ème en 3h26 ; j’ai donc grillé 6 mecs, et sans envoyer à fond ; cooollll. Une fille parle français, elle me demande si ça va, et ce que je souhaite. Elle me sert et m’aide pour ranger mon sac, sympa. Le concurrent arrive enfin, alors que je me prépare à repartir ; un bye bye et puis s’en va, non sans regarder la plage. Je saute le parapet pour rejoindre la plage, 100m dessus et nous voici dans les escaliers, en marchant ; pas besoins de se cramer car il reste 70 bornes. Une fois les escaliers finis, nous sortons de la ville et nous empruntons un sentier très pentu, mais vu le monde doit être un sentier de balade familiale…. Mais pour sportif ! Le sentier monte à flanc de falaise dans les pins ; ça grimpe dur ! Je manque de me perdre plusieurs fois, ça glisse un peu sur cette terre glaise, je ne perds pas d’attention le gars que j’aperçois au loin ; et si j’arrivais à le reprendre… ? non non molo ; malgré tout les 300m  de dénivelé sont avalés rapidement. Le paysage est superbe, je suis maintenant de l’autre côté des carrières, le ciel se dégage petit à petit. J’en profite pour regarder les sms ; Eric me demande où je suis, il est sur la route, euh, je suis passé le 34ème ; je lui dis laisse tomber les chaussures, je gère ! Je rattrape 2 gars, ils n’avancent pas mais je n’arrive pas à les doubler dans ces pinèdes en single trace ; la plaisanterie dure un bon quart d’heure ; mais au moindre espace je les ai déboités les espingouins ! ^^ C’était pas simple, la roche était comme des piquants sortant de terre ; ils avaient l’air de marcher sur des œufs !  Arf, devant moi s’étant un chemin carrossable, une véritable autoroute, pfff tant de risques pour ça. Enfin bref, j’arrive maintenant sur une route, on dessous, je me fais littéralement déposer par un gars sorti de nulle part… j’essaye de m’accrocher à lui, enfin j’essaye… on reprend un petit sentier qui très vite grimpe sur le GR en lacet. Il à déjà 2 lacets d’avance sur moi, un avion le type. Je sens que par contre en montée, je suis vraiment meilleur que lui ; très vite je le reprends et le dépose avant même le sommet de la côte. Je me retourne, plus rien, j’entends des gens qui applaudissent, cool enfin du monde. Je bascule sous les applaudissements avant qu’on me fasse signe de badger et d’aller au ravito qui se situe sur une crête, à un observatoire. Je tombe sur un black, super cool, en plus il parle français ; il m’explique, tu as 3 minutes pour te ravitailler et tu repars. 3 min ? Pourquoi ? C’est comme ça me répond il, après c’est pénalité. Le gars me suit avec un chronomètre dans la main ; petit ravito, une photo ensemble sous une arche souvenir fleurie pour l’occasion, j’observe la vue énormissime sur la mer, le gars me dit 20 sec, ok je file repucer ; je le remercie et je reprends le chemin ; encore une piste carrossable…Je reçois un sms m’assurant que je suis 12ème au 48ème kilomètre, cool ; 4h50 de course. S’en suis un enchainement de montée – descente et encore des montées puis descente, dans les sapins, pendant je pense 5 bons kilo.

J’arrive sur un plateau, désertique, enfin désertique façon de dire, pas de forêt… rien ; que des broussailles longeant un chemin en gravillon blanc. D’un coup d’un seul, pleins de coureurs arrivent de la droite ; le 42km. A voir leur allure, je pense que c’est le milieu de la course, je les double dans tous les sens… Je reprends tout à coup un 105 ! Antonio, il marche, je l’encourage, … quelle connerie, le gars en profites pour m’accrocher… et mince. Le chemin monte, je le lâche progressivement  en doublant encore des participants. En haut, nous prenons à droite, sur encore un single, ce coup-ci je crie un mot bizarre, mélange de français et d’espagnols, leur demandant de se pousser… mdr j’en rigole tout seul. Les arbustes me défoncent les jambes, putain d’épines ; mais le paysage en vaut le coup ; je relance comme je peux dès que je peux, cool, les jambes répondent, pas de creux, c’est déjà ça de prit ! ça monte molo mais ça monte, les kilomètres défilent je double encore et encore J J’entends tout à coup des applaudissements, j’arrive dans un village, le ravito ; je badge, regarde le panneau, Km 59 ! 9ème position, tout simplement énorme…. 2-3 questions me viennent, vais-je tenir ce rythme que j’augment au fur et à mesure des kilomètres ? les autres sont comment ? loin ? pfff on verra ; 2 coca ; 2 eau gazeuse ; 2 quartier d’orange et c’est reparti ! Entre temps Antonio m’est passé devant, pourtant je ne suis pas resté longtemps… le chameau ! Je repars et le reprends rapidement, je l’encourage et encore une fois, il s’accroche… et merde, c’est pas possible ?! Une montée et une descente et nous serons au prochain ravito dans 1h30 max ; je rattrape le gars qui m’avait déposé voilà quelques km, curieux je ne l’ai pas vu repasser. Nous constituons un groupe de 3, ils relancent en permanence même en faux plat montant, ils ont la forme ! Je m’accroche, je repasse devant, ils repassent, et pourtant je n’ai aucune envie de rester avec eux…. Cette partie est globalement très roulante, ça passe vite, le pointage suivant est déjà là... on s’arrête juste le temps de prendre un gobelet et repartons de suite. Il commence à faire chaud, ça nous change de ce matin avec mon départ en mettant les gants. Le terrain descend un peu, c’est agréable, les 2 espagnols ne me lâchent pas, mais je ne les lâche pas non plus ; quelques mots en anglais mais bon ils ont le même que moi L ça tourne court. Nous arrivons après quelques temps en forêt sur une route, elle nous mène à Begues en contre bas. Nous y arrivons très vite, les 42 est à nouveau à nos côtés, nous arrivons ensemble au ravito à 2 pas de là où on était avec Damien.

Pointage au 75ème, 7ème car nous avons doublé un gars entre temps ; 8h22 de course. Les 2 s’assied et demande leur sac de ravitaillement, le gars me regarde et me demande si j’en ai un. Je lui réponds que non, il fait les gros yeux… comme si sur un 100bornes le drop bag était utile !? J’en profite pour manger des pates, orange, coca, eau gazeuse, je fais le pleins de force, je ne compte pas rester avec eux sur les 30 derniers. Tout à coup, alors que le premier se change et restaure, Antonio part d’un coup, lui non plus ne compte visiblement pas rester avec nous. Je suis surpris alors qu’il paraissait cuit, il repart. Je balance mes pates, et fait signe à l’autre que comme j’ai froid je redécolle ! ^^ Il est déjà loin, j’essaye de le reprendre rapidement c’est chose faite après 5 minutes, il constate que je ne compte pas me laisser faire… reste 30 bornes pour lui montrer que j’ai ma carte à jouer. Nous sortons de la ville, un long chemin se dessine devant nous, en montée progressive ; Antonio marche, je m’arrache en courant pour faire un trou. Je lance l’offensive… c’est décidé à 30 bornes de la fin il faut attaquer maintenant et ne pas avoir de regrets, quitte à tout perdre. Je ne me retourne pas, j’appuie fort sur les bâtons, ça monte, ça descend mais ça se fait, je me retournerai voir l’écart plus tard… le chemin, large, file dans la forêt quand tout à coup une côte monumentale se dessine devant mes yeux, euh et mes jambes là… ça va piquer. Le haut de la côte est enfouit dans le brouillard ; 250m de montée parsemée de cailloux ne permettant aucun écart… c’est maintenant finalement la vrai attaque ! J’envoie du bois, les jambes sont là ; le cœur aussi, je relance alors que le souffle s’accélère ; il me faut les assommer.   Je m’arrache, me sort les tripes… une bonne vieille côte comme je les aime, je me retourne une fois en haut plus personne derrière, Antonio à lâché ! Une grande et large piste slalome en descendant la montagne, là encore j’envoie un max, à bloc…. Il faut prendre de l’avance car à chaque fois ils sont revenus… et j’ai franchement aucune envie de les revoir… même à l’arrivée ! Ça dur 3 bon kilomètres, je fais du tourisme en observant des ruines très jolies. Une fois cette longue descente, je rentre dans la forêt, une forêt d’arbres et de pierrier, avec des sauts à effectuer, des réceptions glissantes, des passages sur flanc de falaise. Je fais mon bonhomme de chemin en relançant dès que possible, ou du moins  en essayant de prendre du temps aux autres, en se rappelant qu’ils étaient moins techniques que moi. Une dernière montée et j’arrive au pointage, une pate de fruit, un verre d’eau, une petite discussion en anglais en expliquant que je cours un 130km le week prochain, le mec  n’en revient pas… et me souhaite bonne chance et fin de course ; je regarde les messages avant de reprendre le chemin, 7ème !! arf énormissime !!!. Je repars comme une balle, l’idée de me faire griller si près du but ne me réjouit pas du tout. Je me retourne en partant, rien derrière… je reprends le même genre de chemin, pierre sautant de terre, gros saut à effectuer, branche à esquiver ; je m’éclate, un véritable cabri ! Après une bonne demi heure comme ça, et je rentre dans une forêt ultra roulante, légèrement montante, je cours quand même, j’essaye de faire la différence, par rapport aux poursuivants, et pourquoi pas rattraper un concurrent en dérive devant ; en même temps je ne sais pas si c’est possible, j’ai pas demandé. L J’arrive sur un chemin carrossable en descente assez forte, purée les jambes morflent si je me retiens, alors j’envoie ! J’aperçois une ville en contrebas, le prochain ravito j’espère ; 4 kilomètres comme ça, j’arrive en haut d’escalier, purée de changement de rythme, je traverse la rivière, le village est au dessus, vas falloir remonter. Effectivement, bam, des escaliers, je les monte en marchant, mais rapidement…je serpente les rues, croisent quelques personnes qui m’encourage ; j’entends de la musique, c’est là ! Une tonnelle sur une place alors que je viens de passer devant un bistro, ils buvaient une bière…. Arf les salopards, je me serais bien assis avec eux ;)  Bref, je m’assieds quelques mètres plus loin après avoir bipper ; je me fais servir. J’avoue que ça fait du bien, 2 verres de soupe, 2 de coca, 2 d’eau gazeuse, une banane… je suis un peu atteint mais bon faut tenir ! Le gars me demande de remplir le camelbag ; non j’en ai encore. Je ne reste pas, je tente le coup du rapide… reste 12 petits kilomètres. Je repars sous les applaudissements, ça monte direct, et ça monte dur. Je quitte la route pour un petit chemin de pierre ; le profil indiquait D+250 enchainé à descente puis montée D+350, enfin c’était les 2 difficultés car je crois que c’était D+ 890, facile quoi ! les paysages défilent ; forêts, pierriers, chemins roulants, tout y est… j’avoue que je ne regarde pas trop le paysage, je suis focalisé par cette 7ème place qui me tend les bras… alors raconter  c’est compliqué ; tout ce que je sais c’est que ça m’a paru une éternité, à 4 km de l’arrivée, je commence à faire une hypo, mais pas le courage de tourner le sac pour prendre quelques choses ; une erreur… mais bon la flemme ! Je descends sur Begues,2 km , je me reconnais, je sais ce qu’il reste. Quelques personnes applaudissent de leur fenêtres, le bitume ne répond pas comme les sentiers, les jambes peinent un peu, mais plus pour longtemps. J’arrive sur l’axe principale du village, en descente vers l’église, et non, pas tout droit, on tourne, un petit détour qui fait mal… j’arrive en haut de la rue piétonne, j’étais là voilà 11h30 ! D’un coup, Eric, Sandrine et les petits sont là à gauche ; je m’arrête, blanc sans doute, cuit certainement… je leur dis « j’en peux plus, je suis cuit » Eric m’encourage à repartir, je ne me souviens pas de cette ligne droite d’arrivée, mais très bien de l’arche, je lève les bras en vainqueur !!! Vainqueur de moi-même ; ma plus grosse perf, un résultat qui me restera gravé comme jamais… 11h35’11 d’effort ; 7ème au scratch, 3ème sénior !!!! 1er  français…. MONUMENTAL. Je peine à réaliser.

Eric, Sandrine, Dam viennent me féliciter et m’accueillir. Je suis cuit, mais putain je l’ai fait ! Je me pose sur une chaise, reviens à moi, et commence à réaliser cette perf. Ok devant c’est pas Jornet, mais je m’en fou. Direction la douche, l’apéro et le resto avant de revenir sur le podium !!! Waouh !!!!

 

Maintenant, je tourne la page de Barcelone, direction l’Euskal Trail dans 6jours ; 130km D+8000m, là ça va piquer… et pas question de faire une place.

 

 

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20 février 2016

Gruissan Phoëbus Trail 50km - 14 février 2016

Après la grosse caisse à la Tramassel, 20km, censé être un trail blanc, qui était vu la météo... vert! Une belle caisse, pour au final une 8ème place... avec un chrono de 1h33; alors ok, moyen, mais fini.

Donc, entre petit fiasco, manque cruel d'entrainement dû principalement à une entorse aigüe du gros orteil; la motivation en berne... des projets pleins la tête, je file direction Gruissan.

Un vent à écorner les bœufs, une météo qu'ils annonçaient dantesque, nous voici arrivés à bon port avec Damien. Je fais connaissance avec mes partenaires de gite, et il est temps de se mettre à l'apéro... oui, on ne change pas une méthode qui gagne! 2-3 conneries, et des lasagnes et dodo. Catherine, Géraldine, Richard et Laurent courent demain. 

Samedi matin, préparatifs pour certains, rien pour d'autres; départ pour les dossards, Damien et moi ça sera plus tard. 

On file manger chez Eric, l'autre 1000 pattes présents sur le 50km du dimanche; une petite sieste plus tard, nous voici au retrait des dossards, et parti attendre les autres à l'arrivée. On reviendra d'ailleurs en courant avec eux... un chauffe gambettes! Mais surtout ça a été le moment de découvrir que le lendemain, il faudra impérativement boire et beaucoup car le vent assèche énormément. 

Les 4 compères finissent quasiment ensemble, 300m tout au plus.... maintenant direction l'apéro!!! Plancha, saucisses, poivrons, blancs de poulet, croisés avec cacahuètes et autre chips... le tout accompagné de vin rouge... Mmmm un délice d'après course… peut-être pas d'avant course; mais bon, on s'en fou. 

Repas fini, je dors sur le canapé, Laurent ayant eu un complexe d'infériorité en termes de rapidité d'endormissement la veille... ;) Les affaires sont prêtes, il y a plus qu'a sauté dedans le dimanche matin, jour de course, alors que les autres se sont gentiment levés pour nous souhaiter bonne course.

Direction la ligne de départ, à 30km... Eric se tâte encore de prendre le départ, ces enfants lui ayant rendus la nuit difficile. 

Glagla, un vent rafraichissant, mais bon ciel bleu, je fais le choix de garder le Kway dans le sac, mais de prendre les gants. Nous rejoignons Eric, déjà partis s'entrainer avec Julien Jorro, l'un des favoris de cette course, malgré le gros niveau...  le temps de faire un ou deux petits kilomètres et nous voila sur la ligne, avec tous les cadors, Court, Jorro, Cussot pour ne citer que ceux que je connais... 

Le speaker balance la musique de départ, ça y est nous y sommes, 3-2-1, les lions sont lâchés! Départ tonitruant de ces fanas de la montagne; pour ma part, ça sera molo, ne pas se griller. On tourne à droite dès les premiers mètres, ça me passe dans tous les sens... j'espère simplement que je les redoublerais après. Eric est juste devant moi sur cette partie de bitume. 800mètres plus loin, on prend le chemin direction la première grosse difficulté de la journée. Une côte qui en tue plus d'un à chaque fois, les cadors sont quasiment déjà en haut alors que je rentre dedans, au petit trot; je me contente de suivre Eric...enfin j'essaye. Très rapidement, je marche comme les autres, enfin, un peu plus vite; j'en profite pour filmer, et regarder ce paysage de fou, mer, soleil, le tout sous un horizon rougeâtre... juste sublime. Les souffles de certains coureurs lambda sont rapides et intenses, ils ont tout misés sur le départ; ils vont galérer ceux là! Arrivé sur le replat, je me retourne pour le point de vue, et j'enquille pour recoller à Eric le plus rapidement possible. On envoie du bois, enfin, on essaye dans cette partie roulante en sous bois; mais très rapidement je me rends à l'évidence, les jambes ne sont pas là aujourd'hui; pour Eric, ça à l'air la même chose ! Les pierriers sont légions dans le coin, il va falloir être vigilant, ne pas se niquer la cheville et surtout faire attention au gros orteil qui me fait un mal de chien depuis le départ. Normalement, je suis censé être en repos pour encore 8 jours, mais bon... l'appel de la course! Devant moi, une petite descente, rien de bien compliqué, mais pourtant je me prend les pieds et fait un plongeon monumental… comme dans une piscine, sauf que l'atterrissage n'est pas vraiment le même: résultat aussi vite tombé, aussi vite remis debout, merci le judo; sauf que là j'ai les deux genoux en vrac. déjà que ces derniers temps ils criaient... là, ils ne crient plus, ils pleurent...  et merde, journée de naze… que ça va être long! N'empêche, point positif comme je dis souvent, je n'ai plus mal, ou moins mal à l'orteil! grrrrr

J'ai fais aussi une magnifique erreur de débutant... et oui, l'art de compliquer une course qui l'est déjà; chaussures quasiment neuves, jamais testées avec mes semelles orthopédiques, et qui plus est avec des chaussettes neuves; oui là je cherche...pffff, résultat, 2 ampoules derrières les talons, chaussures trop petites du coup. Ça va être long... les ampoules, les genoux, l'orteil, .... pffff

Eric me demande si ça va... euh, joker! ;) Je reprends le chemin, la douleur est là et bien là, elle va me suivre pendant 2h. N'arrivant pas réellement à suivre Eric, je lui dis, vas-y file, je vais attendre Damien.... mais alors qu'une heure de course est déjà passée, j'ai d'un coup d'un seul, un regain de forme. Les jambes jusque là absentes répondent d'un coup, je prends le relais d'Eric, et finalement le lâche dans la foulée. Je reprends du poil de la bête; je reprends des concurrents un à un, par contre je ne néglige pas boire et manger, chose que je fais que très rarement d'habitude. Nous passons dans un canyon, trop joli, et d'un coup, j’entends scander mon nom... ?! Tout en haut de la falaise, c'est Laurent et les autres… ça me donne des ailes... je recolle à la 1ère fille; la double avant la montée de type escalade; j'arrive en haut à la bascule sous les encouragements, je tape dans les mains et me voilà reparti... km 16 s'ils sont au bon endroit. 1h15... et bien rapide quand même!  D'un coup, j'entend la bande à lolo encourager Eric en contrebas, je lui ai mis quand même pas mal et en très peu de temps.. il doit pas être terrible!? Courage Eric, tiens bon :) 

Je forme le binôme avec cette fille, qui je vais le découvrir plus tard s'appelle Lucie et vient de Lille; on va le tenir jusqu'au 35ème; malgré tout de temps à autre on se fait reprendre par la 2ème et 3ème fille Pauly Jocelyne, une que j'ai croisé au Ttuturu trail et Cussot, une très forte. Enfin bref, le rythme est tellement soutenu que personne ne parle. Dans une côte en sous bois, je me retourne, un groupe de 8 revient, hors de question.... je leur fausse compagnie, je mets les watts, personne ne me suit. la côte est longue, caillouteuse, mais heureusement pas glissante, j'arrive sur le plateau, là un vent à écorner les bœufs... les filles reviennent peut à peut, à la jonction je me mets dans le groupe, nous reprenons quelques coureurs et continuons notre progression dans un single trace, miné de pierre dans tous les sens. Les kilomètres défilent, le groupe diminue, les filles craquent, je reste seul avec Lucie, 2 - 3 papotages mais rien de plus. Les paysages sont magiques, des canyons, des vallées, des 360° à couper le souffle, quelques vidéos au passage dans les singles entourés d'arbustes épineux, Whaouuu ! 

Les montées et les descentes s'enchainent, d'un coup, j’entends à nouveau mon nom, Sandrine est là avec les petits et m'encourage au passage, je lui signifie qu'Eric est pas très bien... elle me dit le ravito à 50mètres! J'arrive, Lucie à son assistance… on ne doit pas être du même niveau, c'est carré! Je sors mon gobelet, un coca, un verre de limonade, 2 quartiers d'orange, 2- 3 conneries, je me retourne, Lucie est repartie, Pauly l'ayant rejoint... Je ferme tout, et fonce comme un fou pour reprendre sa roue...Je repasse Pauly, reprend Lucy dans une grosse montée sèche... ouch celle là elle fait mal!!! Nous grimpons sur la route jusqu'à une antenne Tv, en doublant une féminine participant au relais, ça va vite...très vite, je lui dis, tu sais moi le classement c'est fini je vais tout faire pour t'amener au bout...Lucie me répond, je te remercie c'est vraiment sympa; enfin maintenant faut y arriver...et vu mon départ de course c'est un peu un miracle d'être là maintenant dans ce tempo... et qui plus est les douleurs sont parties avec les kilomètres. Nous reprenons un single trace dans un pierrier et des épineux, avec au passage une vue superbe sur la côte, et Gruissan; juste magique, rien que pour ça, cela vaut le coup de l'effort. Après ce magnifique paysage, nous plongeons dans un canyon, encore un, tout aussi serré que les autres, je sens que je commence à être dans le dur... j'essaye de l'accrocher mais inévitablement elle se détache... une machine! Je bâche comme on dit dans le jargon, serre des dents, je baisse la tête, et j'avance; direction la ligne d'arrivée, dans 15 bornes. J'en profite pour m'alimenter pendant mon passage dans les pinèdes, j'aperçois un concurrent à 200m; allez zou, objectif le reprendre…je lâche les chevaux, comme je peux, finalement, je m'aperçois que ok j'ai craqué mais tous les coureurs sont dans le même état, usés après ces 35 km éprouvant. Je reprends le gars au bout de quelques kilomètres, me voici maintenant sur la route, direction la dernière difficulté de la journée, je reprends en même temps un jeune gars que j'avais eu au départ de la course, un jeune de Foix. Le bitume m'anéantie, c'est terrible, alors que je l'avais rattrapé, il me sème, dur...  j’entends les gens derrière moi encourager Cussot, et merde elle revient; alors que j'attaque la dernière colline, le gars m'a repris 50m. Je le vois courir, me force à le faire, aussi pour le reprendre, mais surtout pour ne pas se faire reprendre soit même! Cette colline qui fait atrocement mal au mental, si belle, si près du but et qui peux s'avérer si ... difficile, je la dévore, bascule sur une descente relativement simple, il faut juste veiller à ne pas se prendre les pieds dans les branches présentes sur le tracé. Je le reprends progressivement alors que la pente touche à sa fin. Je débarque dans les vignes, reprend 2 coureurs en déperdition complète, le mec devant fait de la résistance... je poursuis l'effort, la dernière portion de bitume ne me fais plus rien, je suis comme aseptisé de la fatigue, je rentre sur le parc accompagné par des applaudissements nourris, mais il me résiste; même ma caméra n'en peux plus et refuse de filmer l'arrivée. D'un coup, il s'arrête alors que je croise mon pote Greg, qui as dû envoyer du bois...il m'attend et me dit on fini ensemble, je n'aime pas finir seul ! Curieux... ok on fait les derniers mètres ensemble. On arrive sur le tapis d'arrivée, passe l'arche au moment ou le speaker évoque notre nom!! Ça y est finisher si je peux dire; car pour moi être finisher d'un 50bornes c'est ...mdr!

Enfin, je l'ai bouclé en 4h46'48" 31ème sur 600 au départ! J'avoue que vu mon début de course, jamais, oui, jamais je n'aurai imaginé ce final. Je mets 20' de moins qu'en 2015, content! 

Une fois dans le parc, je prends vite fais un truc et croise Julien Jorro, qui me dit, je viens d'arriver, j'ai explosé et marché 5 km... oh merde, lui?  Pas possible…et comme quoi, une course n'est pas jouée d'avance.

J'ai finalement appris qu'Eric avait abandonné, au 30ème dommage... et j'ai été reprendre Damien, qui lui aussi fini, usé en 6h29. 

 Maintenant, direction le mec coin le 7 mars pour le Gars Ceven's trail, un 100km avec 3800m et le GRP blanc le 13 mars. Mais, pas encore sur pour le 7 mars. 

 

 

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01 décembre 2015

5 septembre 2015 - 6h de Belle Ile à Châteauroux

Le 5 septembre 2015 à eu lieu les 3 et 6heures de Belle Ile à Châteauroux ; une course que j’affectionne beaucoup ; d’où mon retour dans le Berry. L’organisation est top, le lieu joli, qui au passage me rappelle les entrainements de mes débuts. ; Les bénévoles et organisateurs énormes et le parcours facilite les encouragements.

De plus, je suis un multiple vainqueur de cette course, tous formats confondus ; alors ça aide à aimer…

Départ à midi, arrivée à 18h, la météo à l’air clémente ce samedi ; temps midi. Je passe au retrait des dossards, la fille me fait remarquer que pour une fois je ne suis pas le dernier au retrait… lol

Je discute un peu, longtemps que je ne les avais pas vu. Je file poser mes affaires  près de la ligne d’arrivée, je mets en place la banderole SPORT 2000, mon sponsor. Je me prépare, et je file m’échauffer  un peu pendant que Delphine continu l’installation. Je passe mon temps à discuter et dire bonjour  à tous les coureurs présents, le speaker annonce un départ dans 5’.

Direction la ligne de départ, quelques photos et voilà le décompte enclenché…. 5-4-3-2-1- PAN !!!

Ma tactique sur cette course reste la même, partir vite, courir vite et finir fort ! lol

Bref, les chevaux sont lâchés, je me colle aux gars partis en relais…très vite le trou se fait, seul Christophe Riffer me suit. Pourvu que je ne paye pas le Grand Raid Des Pyrénées passé voilà seulement  15j ? La cadence de feu, mais beaucoup moins qu’en 2013 où j’avais réalisé la 33ème performance mondiale sur 6h et la meilleure française. ; là un « petit » 16 km/h ; je me prend à doubler le relais 4ème des 6h ! le mec n’en revient pas, il me dit même, mais tu fais les 6h indiv !!! Je lui glisse doucement, que je sais déjà que je ne tiendrais pas à cette cadence, mais que mon but est de prendre un tour à tous les concurrents.  J’essaye de ne pas rater les ravitos, je prends donc systématiquement quelques choses à chaque tour. Le speaker, Pascal, un copain fait l’animation à chaque tour.

Première heure, je suis en tête depuis le début, et j’accentue mon avance sur mes concurrents, pour le moment c’est « facile » ; aucun n’a osé partir à la même vitesse que moi. Je possède au pointage d’après Delphine environ 1.5km d’avance à un plus d’une heure du début. Les positions derrière moi changent rapidement et souvent ; Christophe n’est plus 2ème ; je suis un peu perdu mais qu’importe, il faut que j’applique ma devise, partir vite, courir vite et finir fort. … mdr ! La météo est clémente, pour ne pas dire idéal, nuageux à découvert,  même si tactiquement je préfèrerai un gros soleil, bien chaud. La 2ème heure pointe son nez et le 2ème ; Tisaria, est juste devant moi à 150m ; j’essaye de le reprendre le plus rapidement, mais je vais subir une défaillance énorme ; je vais tout simplement perdre en 30 minutes 2km ! Comment peut on perdre en 30 petites minutes ce qu’on à mit 2h à construire… whaou, j’ai pris une claque, une énorme claque : plus d’essence en l’espace de 500m tout au plus, je l’ai sen ti venir mais je n’ai pas eu le temps de me restaurer. Je reçois les encouragements de mon frère et de Loïse arrivés entre temps et de Delphine présente depuis le début. Je m’isole dans ma bulle, laissant mon corps seul pilote à bord, il cours mais plus moi ; Je lutte au plus profond de moi pou r tenir, tenir, et espérer que Tisaria va craquer à son tour. Les encouragements pleuvent, d’autant que les coureurs de 3h arrivent peu à peu autour du lac. Je m’arrête comme jamais au ravito, les nanas présent me disent oulà tu es fortement atteint ; malheureusement oui… Je me plonge la tête dans la poubelle servant pour les épongeages, ça me refroidis les idées et bien plus. Je repars encore et encore autour de ce lac, que le connais par cœur, mais ne souhaitais pas des retrouvailles comme celles-ci. La poubelle va être ma compagne pendant quelques tours.. . la traversée de mon « Larzac » est longue, mais je m’attache à me restaurer et lutter contre Tisaria, à distance réduite..Le temps passe, les tours défilent, certes pas à la vitesse que je souhaiterai mais bon pas le choix ; il ne faut pas que j’oublie que le GRP était voilà seulement 15jours. Kader me fait les pointages à chaque tours ; il est derrière à quelques dizaines de mètres, mais j’arrive à le maintenir. Je m’arrache, dans ma tête, dans mon corps, au fil du temps je reprends « connaissance » , je reprends mon corps en mains ; « j’accélère » peu à peu, et remets de la distance avec Tisaria. Il ne reste qu’une heure de course, les encouragements pleuvent à chaque passage devant le podium, de plus en plus important alors que le gong se rapproche. Je guète dès qu’il m’en est possible si je trouve Tisaria derrière ; mais visiblement il craque sévère et dégringole au classement. Ils sont 4 en moins de 1km après 5h00 de course. Je me flagelle encore et encore m’obligeant de cours arrêt au stand, mais je reste dans la même stratégie, poubelle refroidissante puis pastèque et coca. Fabien, un copain court à mes côtés relayé par phiphi, un autre pote des coureurs de fond, trop cool ; on discute, de tout et de rien, le temps passe plus vite et l’allure revient peu  à peu. Kader me donne des bonnes nouvelles, Barbeau, le second, craque lui aussi. Je reviens en forme, enfin après 3h30 de galère, peut être l’idée de franchir cette ligne virtuel au bout de 6h me redonne des ailes. Le speaker  annonce la fin dans 15min, je dois faire au moins encore un tour, j’accélère fortement, je ne laisse aucune chance aux autres de me reprendre alors que j’ai fait la course en tête depuis le début ; je m’arrête prendre une gorgée de bière qu’un coureur me tends…. Fabien me suit, Delp’ aussi de loin quand elle peut passer, je plonge dans la prairie, je n’en ressortirai pas c’est certains, je vais à bloc, enfin à bloc après 6h ! La corne de brume retentie, je m’effondre, éreinté, usé, au bout de tout ; mais j’ai vaincu ces 6h, vaincu ce lac ; Delphine, Betty, Alex, Loïse, toutes les personnes qui me sont chères sont venues à ma rencontre. Je remercie Fabien pour son aide précieuse de cette dernière heure. Le signaleur me relève ; Delphine et Fabien, me relève au sens propre ; maintenant le plus dur, relier la ligne d’arrivée. Les félicitations pleuvent, j’essaye d’aller au massage mais finalement je repartirai avant me faire masser par Deph’, prendre ma douche, plier les affaires, puis direction le gymnase pour la remise des récompenses.

Finalement, 71.861km, moins bien que la dernière fois mais j’ai quand même  1.9km d’avance sur Barbeau ; content.  Remise du trophée en compagnie de Christelle, ma sponsor, puis vin d’honneur, écourté, car début de petit malaise… la soirée s’arrête là pour moi.

 

Maintenant, les foulées de Vic-en-Bigorre, puis le trail de Valençay, et retour dans l’Indre pour l’ekiden.

 

 

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30 septembre 2015

Grand Raid Pyrénées 160km D+ 10 000 - 21-22-23 Août 2015

Le récit est ici!!!  bonne lecture! 

grp

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20 février 2015

NEW DEFIS: TRANSPYRENEA 2016

Me revoilà, nouvelle année, nouveau bonhomme, nouvelles idées, nouvelle cheville toute neuve...!!!

 

après un Gruissan Phoebus Trail , 50 km D+1600m fini à une décevante 65ème place en étant dans les 25 premiers pendant 25km.... il me faut un autre objectif, un vrai; un grand, un dur...

alors le GRP 160 en août prochain sera sur le timing et après à bloc, il faut s'entrainer... 

j'ai coché une petite course pour moi, à chaque fois je parle du défi d'une vie; la Diagonale; puis l'enchaînement GRP - UTMB (pas été prit, donc pas possible), la Trans333....

et bien là, 1/2 h m'ont été nécessaire pour me décider, le grand saut! exit la Trans 999 (trop plate, trop onéreuse, et surtout trop hazardeuse qu'en à sa vrai organisation); me voici inscrit (certes pas encore retenue mais seulement 9ème sur liste annexe) à la transpyrénéa. (merci fabien Piot de l'idée ;) )

http://www.transpyrenea.fr/ 

tout simplement un truc de ouf!!!  898km avec 55900m de D+, tout simplement, Banyls (méditérannée) - Hendaye (atlantique) par le GR10 en 14j!!!!!!!!!et semi autonomie.

maintenant à vos chaussures, ça va fumer.

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17 janvier 2015

BONNE ANNEE!!! mes résolutions! mes projets, mes envies mes défis....

bonjour à tous, 

En période de voeux, je pense choisir la santé, celle-ci me fuit depuis 6 mois, blessure à la cheville qui décidément est accrocheuse...

les douleurs sont là, mais tout doucement depuis quelques jours, je peux recourir quasi normalement, c'est donc le moment des programmes, des envies et des rêves! voici les miens....

14 février: gruissan phoebus trail   50km D+1600

fin août 2015: grand raid des pyrénées 160 km D+9600

entre temps peut être quelques courses, style grand raid Morbihan 177km ou un marathon /100 bornes... à voir.

mais le mieux, c'est la TRANSPYRENEA en juillet..2016 : 898km D+ 52900m!!!!

http://www.transpyrenea.fr/

autant dire que là c'est mon défi, le défi de ma vie!

maintenant, entraînement.... 

 

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10 août 2014

TOP Chrono 5 décembre2013 BIP TV

TOP CHRONO 5déc 13 Bip TV

 

dès la première minute....

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08 août 2014

nouveaux défis!!!oui mais lesquels?

Doucement, oui doucement est le terme approprié je crois.

Après une année 2014, qui est très loin de l'euphorie de 2013, la blessure commençant à être derrière moi, enfin presque...

Le retour de ma vie à 2 pattes et non 3 puis 4 comme depuis un mois... la reprise de quelques activités physiques; la marche, la nage...tout ceci me remet du baume au cœur et me relance les projets les plus fous... 

Exit participer au GRP en août, aux 6h en septembre, ... mais alors quoi? La 999, oui bien sûr mais c'est loin 2016...

 

La http://hardrock100.com/     USA

Le trail http://www.ultratrailmtfuji.com/fr/  JAPON

Le http://www.grandraidpyrenees.com/   FRANCE

La  http://www.ultratrailmb.com/ FRANCE

 

Et par-dessus ça, un p'tit marathon et un 100 bornes. Voilà, pleins d'idées, à étudier... 

Mais d'un autre côté, comment ne pas prendre avec des pincettes certaines envies, certains défis... après comme souvent, je ne me pose pas la question de savoir si les défis sont trop immenses pour moi....car ça c'est dans la tête.

 

Ma devise est là pour ça: "La difficulté n'est pas là pour nous barrer la route mais au contraire pour nous permettre de progresser."

Voir, visiter, découvrir, mais surtout, faire rêver, donner envie... mon leitmotiv. Si, comme par le passer, je pouvais donner envie à un non coureur de courir... le pied!!!!

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03 août 2014

et voilà!!!! crack - repos

Après un trail à Hautacam le 1er juin, 58km avec 4800m D+ où je pars relativement bien, pendant 25km je suis dans les 10 premiers, mais doucement le physique me quitte, pas le mental, c'est déjà ça! mais la déchéance est là, un jour sans je pense... finalement je fini loin, loin des premiers en 18ème place, 9h48 à 2h02 du 1er....aie!!! Vas falloir se remettre en question.

 

Quelques 15j après, me revoilà sur le terrain du combat, le trail "Aneto Campan Trail", alors que certains le font en équipe de 3, je décide de le faire seul; et oui le Grand Raid c'est pour bientôt, donc le programme est le suivant:50km 3300 D+

 

 

Pas de pression, le but étant l'entraînement, et la performance si possible, mieux le passer que Hautacam.

Certains des 1000 pattes le font en indiv., et beaucoup d'autre en équipe, mon but avoué étant d'arriver devant tous. Je pars bien, dans le tempo, 6ème, je m'accroche, j'avale les kilomètres et les montées sans aucun problème, ouf! Je suis vraiment facile, de bonne augure. J'arrive au 16ème (premier relais déjà 1600m D+), nickel, frais, je me tire la bourre avec un autre indiv., on enchaîne sur une nouvelle montée, tout vas bien et d'un coup vers le 20ème kilo, plus rien, d'un coup... le Larzac comme je dis souvent. Les adversaires vont tous me doubler, enfin me déposer, uns à uns, aie! Je m'arrête, je mange, je repars, Jul' , Mazzu, Philippe, tous vont me déposer...le calvaire! Finalement, je fini au courage, loin, loin très loin, je dirai même trop loin...je fini à 2h du premier en 39ème place....8h21. 

Fini tout ça, je me reprend en main, maintenant, c'est 2 entraînement par jour de course plus piscine le midi, et ça jusqu'au GRP! 

 

Que ça fait du bien, ces 3 entraînements quotidien me donne une pêche de ouf. Je me pointe sur le trail des Serres à Beauville dans le 47, au programme 32km +1000mD, je retrouve Greg, un gars du team Lafuma avec qui j'avais couru au trail des moulins l'année dernière. Apparemment, le niveau est bon; on verra.

Petit tour dans le village, puis c'est le départ, je me place, 5ème, 4ème, 3ème... devant ça envois dur, les mecs me mettent une pilule dans chaque montée, mais je suis plus technique qu'eux et je les reprends en descentes. Tout ce passe bien, les jambes sont là, cool. Je suis très content, je passe le premier ravito, loin devant Greg, juste derrière le premier, une descente se présente devant moi, j'envoie à bloc, quand arrive un passage avec de gros cailloux, je ralentis, je fais gaffe, ça passe, puis vient une portion en herbe rase, j'envoie dur et là, une pierre impossible à voir, la cheville fait clac-clac.... une douleur de malade, je m'arrête, elle a triplé de volume; je me mets à 4 pattes pour contenir la douleur du moment.  Je cherche deux branches, elles me serviront de béquilles! Greg' s'arrête, il me dit allez je t'aide.... non Greg' fonce, tu es bien placé, je vais me débrouiller; vraiment super type!! 

Je me bats pour remonter ces 300m, peut être 400, je serre les dents, plusieurs coureurs se proposent de me remonter, mais je ne peux pas leur faire perdrent leurs classements, leurs courses, pour moi. Arrivé à quelques mètres du ravito où il y avait les secours, je les vois justement débarquer; un coureur les a appelés; MERCI! Les 2 secouristes me prennent en charge; le gars de la protection civile me demande les circonstances de l'accident, puis me mets la jambe dans une gouttière, puis me pose la question, douleur de 0 à 4? Ben.. 1 j'ai pas mal. Le mec me dit ce n'est rien, une entorse, dans 15j c'est fini :) cool. Ils appellent une ambulance, au bout de quelques minutes, elle arrive, direction l'hôpital d'Agen, ... Arrivé aux urgences, après une heure de prise en charge, le médecin vient me voir avec les radios; le verdict tombe; arrachement osseux, malléole externe, et mince././// plâtre; 45j!!! Et bien je choperai le mec de la sécurité civile je le tue! ^^ L'infirmière demande, douleur de 0 à 10, .... Je ne vais quand même pas répondre 0! Alors 2/ Elle me dit, vous êtes sûr, avec ce que vous avez?! Après quelques longues minutes, le plâtre est posé, l'infirmière me fait la première piqûre contre la phlébithe, après ça sera à moi de me les faire... c'est pas gagné! 

Ils me laissent sortir de l'hosto, sans rien me donner, ni béquilles, ni fauteuil roulant, je sors à cloche-pied, énorme!!! 

Enfin bref, après 25j de plâtre, on me l'enlève... avec plus de 20j d'avance, ce qui n'est pas sans me faire peur. Maintenant, 4 semaines de rééduc.

Mais bon, ça progresse bien, c'est déjà ça!!! 

Le GRP, c'est cuit, les 6h fortement compromises, du moins mon objectif qui était de battre mon record, et de refaire comme en 2013, la meilleure performance française de l'année et 33ème perf mondiale sur la distance... 

 

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